INFORMATIONS SUR L’ESTA

90 jours avec l’ESTA : combien de temps pouvez-vous rester aux États-Unis ?

La réponse est claire : 90 jours au maximum par séjour — sans aucune prolongation possible. Une escapade au Canada ou au Mexique ne remet pas non plus le compteur à zéro. Dépasser les 90 jours vous fait perdre l’accès au programme d’exemption de visa (Visa Waiver Program, VWP). Voici ce que cela signifie concrètement.

90 jours de séjour ≠ deux ans de validité de l’ESTA

Le VWP permet de voyager pour affaires ou pour le tourisme jusqu’à 90 jourssans visa. Deux délais distincts sont souvent confondus :

  • Validité de l’ESTA : en règle générale deux ans à compter de l’approbation, ou jusqu’à l’expiration du passeport si celle-ci intervient avant. Plusieurs voyages sont possibles pendant cette période.
  • Durée de chaque séjour : 90 jours au maximum
FAQ officielle de l’ESTA : une ESTA approuvée ne signifie en aucun cas que vous pouvez rester deux ans aux États-Unis. Pour un séjour de plus de 90 jours, il faut un visa.

Pour connaître la date d’expiration de votre propre ESTA, consultez le statut de votre ESTA.

Ni prolongation, ni changement de statut

En entrant avec l’ESTA, vous acceptez des conditions strictes. Selon le CBP, les voyageurs du VWP ne peuvent pas :

  • prolonger leur séjour au-delà de 90 jours
  • demander un changement vers un autre statut de séjour
  • travailler (aucun emploi non autorisé), suivre une scolarité ou des études supérieures, ni travailler pour des médias étrangers

Selon les indications de l’ESTA, le non-respect de ces conditions peut entraîner une expulsion(« removal »).

Exception en cas d’urgence uniquement : si une situation d’urgence vous empêche de partir à temps, l’administration compétente peut, à sa discrétion, accorder un délai de départ (« satisfactory departure ») de 30 jours au maximum(8 CFR 217.3(a)). Il ne s’agit ni d’une prolongation, ni d’un droit.

Escapade au Canada ou au Mexique : le compteur continue de tourner

Une idée reçue tenace : une courte excursion au Canada, au Mexique ou sur une île voisine remettrait les 90 jours à zéro. C’est faux.

  • Après un tel voyage, la réglementation prévoit que vous n’êtes réadmis que pour la durée restante de votre séjour initial (8 CFR 217.3(b))
  • L’ESTA suppose en outre un billet de retour ou de continuation ; en principe, le voyage ne doit pas se terminer au Canada, au Mexique ou dans les îles adjacentes (sauf si vous y résidez)

Si vous prévoyez un circuit en Amérique du Nord, ne comptez donc pas les jours passés au Canada ou au Mexique comme une « pause ».

Dépassement (overstay) : conséquences pour vos futurs voyages

La loi américaine subordonne l’entrée sans visa au fait d’avoir respecté les conditions de vos séjours antérieurs dans le cadre du VWP(8 U.S.C. 1187(a)(7)). Une personne qui a dépassé la durée autorisée ne peut donc plus utiliser le programme.

  • Le formulaire ESTA demande explicitement si vous êtes déjà resté aux États-Unis plus longtemps que la durée autorisée
  • Une ESTA approuvée ne garantit de toute façon pas l’entrée — c’est l’agent du CBP qui décide à l’arrivée
Vous prévoyez plus de 90 jours ? L’ESTA n’est alors pas la bonne solution. Renseignez-vous suffisamment tôt sur le visa B1/B2 pour les États-Unis.

Sources et mise à jour

Mise à jour : 12 octobre 2026. Ce site est un service d’information indépendant et n’est pas un site officiel du gouvernement américain ni du U.S. Customs and Border Protection (CBP).